Plus de 20.000 personnes ont applaudi les Blancs Moussis

Quel laetare mémorable que celui de cette 517e édition ! Il est vrai que l’achèvement des travaux de la ville basse a enfin permis aux sociétés locales de reprendre possession de tout le centre de Stavelot grâce à un parcours modifié et allongé de 600 m. Pour le plus grand plaisir de tous, à commencer d’ailleurs par les jeunes fêtards du dimanche, mais aussi des spectateurs de tous les âges. Car le laetare de Stavelot, c’est l’animation familiale par excellence, parfaitement mise en valeur cette année par une météo bien agréable. Dès l’entame des réjouissances, le bourgmestre Thierry de Bournonville devait donner le ton à l’abri sous le chapiteau dressé dans la cour de l’abbaye. Il est vrai que bien peu manquent ce très attendu discours humoristique noirci par une plume parfois vengeresse mais toujours savoureusement ironique. Chacun ou presque en a pris pour son grade, mais souvent tout en finesse. C’est qu’il est poète, notre maïeur. Et sa prose fait souvent mouche, souvent accompagnée de grognements, de cris voire de chansonnettes ! Place à présent au défilé dominical, toute la clique des 375 Blancs Moussis descendant sans trop se presser l’étroite rue Neuve vers le centre de Stavelot. Faux départ toutefois car ils ne faisaient que se rendre en bon ordre vers le point de départ du nouveau périple costumé, désormais fixé au rond-point d’entrée de la ville, côté Francorchamps. Ce qui n’a pas manqué d’en surprendre quelques-uns… Mais ce nouvel itinéraire devait ensuite réjouir tout le monde puisque le premier passage sur la place St-Remacle allait rapidement avoir lieu, avant que la sarabande multicolore forte de 23 groupes mais plus courte qu’à l’accoutumée afin « que le serpent ne se morde plus la queue comme par le passé » – dixit le comité des fêtes – ne parte vers l’autre extrémité de la localité puis ne rallie à nouveau la place centrale en descendant (à nouveau) par la rue Neuve. De ce fait, le rondeau final a pu se dérouler avec quelques minutes de retard seulement sur le programme établi et non plus passé 19 h à la nuit tombante comme en 2018. Ouf ! Epilogue : vu ce parcours plus compact, il restait visiblement pas mal de confettis dans les entrailles des deux grands chars souffleurs des BM. Du coup, ces derniers ont arrosé le rondeau final jusqu’à sa fin. Jusqu’à (presque) épuisement du stock ! F.H.