Marie-Eglantine remporte la 6e édition du Caval’Rire

Heureux comme un poisson dans l’eau, l’humoriste local Martin Charlier ne pouvait que se féliciter à la vue du chapiteau de la place Albert plein comme un œuf de Pâques pour la grande finale de « son » Caval’Rire. Et dire que tout avait failli s’arrêter après les trois premières éditions… Donc, en ce vendredi soir, en prélude au festif week-end pascal que la Cavalcade clôture comme à l’accoutumée (voir ailleurs dans ce magazine), les cinq humoristes finalistes – parmi lesquels quatre femmes – se sont affrontés devant un jury de professionnel, devant le jury de la Presse et, surtout, un public enchanté. Au terme des cinq sketches, la Bruxelloise Marie-Eglantine de Saint-Josse-Ten-Noode (mais originaire de Marche) a donc émergé en remportant à la fois le grand prix et celui de la Presse. Ses trophées lui ont été remis par Frédéric Wasseige et Marie-Martine Schyns, cette dernière en ayant notamment pris pour son grade à plusieurs reprises durant le spectacle. Le public, lui, a préféré la Hutoise Carole Matagne qui jouait les insupportées par la gamine de leur compagnon dans un « one belle-mère show ». Un point commun aux cinq prestations : du très gratiné. La mise en scène et le côté fausse ingénue de Marie-Eglantine, qui « afonnera » notamment un verre de bière sur scène avant de récidiver à la remise des prix, semblent lui avoir permis d’émerger face aux quatre autres. Mais bravo également à Déna, Étienne Serck et Florence Mendez.

Pas de doute, ce millésime 2018 du Caval’rire ne manquait pas de piquant, comme un certain… Grand Cactus ! Car la seconde partie de la soirée a vu défiler une partie de l’équipe de l’émission humoristique de la RTBF. Le maître de cérémonie, Jérôme de Warzée, a ainsi successivement lancé Kody et Freddy Tougaux en plus de l’inévitable Martin Charlier, parfaitement secondé par Sarah Grosjean. Un Martin Charlier pas totalement au meilleur de sa forme hélas mais on le lui pardonne volontiers vu la charge qui pèse sur ses épaules des suites de l’organisation de ce festival. Et puis ses caricatures vivantes de Luc Noël demeurent tellement savoureuses…

F.H.