La procession de la Fête-Dieu a sillonné l’entité

Assurément, les manifestations autour de la Fête-Dieu, née à Liège en 1246, n’ont pas manqué cette année dans la région. Pendant toute une semaine en effet, les fidèles ont ainsi eu l’occasion de rendre hommage à Dieu pour le don de l’eucharistie. A vrai dire, le programme de la Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ s’étale sur plus d’une semaine, Aubel fermant la marche en ce dimanche 10 juin. En remontant le temps, on s’aperçoit tout de même qu’il s’agit là d’une très vieille tradition chrétienne car les racines de cette fête remontent au XIIIe siècle. Et assez vite, cette fête locale a été étendue sur l’Eglise universelle au fil du temps.

En ce dimanche de kermesse aubeloise, les fidèles se sont donc rassemblés de bonne heure en l’église St-Hubert avec, au sein de leurs premiers rangs, les membres de la société éponyme dont le tir du Roy avait eu lieu la veille (Lire ailleurs dans ce magazine). Fondée en 1586, elle est progressivement devenue une confrérie mi-religieuse, mi-récréative. A la sortie de la célébration eucharistique, via un parvis fleuri et béni, la longue sarabande processorale s’est formée avec, en son cœur, la châsse du 17e siècle portée par deux membres de la société. A sa suite, le Roy détenteur du lourd collier en argent massif, Jacques Scheen, marchait d’un bon pas, accompagné par les jeunes chasseurs.

Entrainés par la Royale Harmonie d’Aubel fondée en 1871, les nombreux pèlerins ont débuté leur marche par le début de la Route de Battice, en direction du marché dominical justement déplacé à Messitert pour cause de fête foraine installée au cœur de la localité. A la grande surprise d’ailleurs et des automobilistes un tantinet gênés dans leur traversée du village et des nombreux touristes étrangers pour lesquels Aubel constitue un but de promenade privilégiés. Tous ont ainsi pu constater que les traditions religieuses demeurent bien vivaces sur le plateau..F.H.