Jean-Pol Bollette a reçu le premier prix « William Cockerill »

Réduite à portion congrue pour cause de pandémie, les festivités soulignant le 20e anniversaire de la création du Comité scientifique d’Histoire verviétoise ont tout de même eu lieu, le vendredi 4 septembre en soirée, sur… la scène du Grand Théâtre exceptionnellement mise à disposition. « D’autres manifestations suivront lorsque nous pourrons les organiser » devait préciser à cette occasion Freddy Joris, l’actuel Président de l’association.

Outre diverses projections et l’intervention d’un chercheur de l’université de Genève par ailleurs collectionneur de… navettes de métiers à tisser (il a notamment acquis une navette ayant jadis été la propriété du regretté Jean Vallée), le temps fort de cette micro-soirée a bien sûr été la première attribution d’un prix spécialement créé pour récompenser les actions de mécénat en faveur du patrimoine historique et industriel de Verviers. Et ce 1er Prix « William Cockerill » est allé droit dans les mains de Jean-Pol Bollette, le dirigeant de l’entreprise Green Construct à laquelle on doit notamment la reconversion de l’ancienne usine « La Vesdre » devenue « Espace 58 ». Et ses projets ne manquent pas puisqu’il a récemment entrepris la transformation des anciens bâtiments de l’entreprise Martin Frères à Ensival et a été distingué pour son intervention déterminante aux côtés du comité dans le sauvetage de trois anciens tramways verviétois. On prête aussi à Mr. Bollette une offre symbolique de rachat des bâtiments expropriés en Spintay vu l’enlisement du projet de centre commercial « O Quai »…

Le prix en main – une « biesse poulie » comme devait le souligner Freddy Joris mais que l’on trouvait dans toutes les machines de l’industrie textile – Jean-Pol Bollette a bien voulu nous livrer ses sentiments : « C’est de l’émotion à l’état pur ! Car je ne suis nullement un historien, juste un historion (sic). Je suis un passionné d’histoire mais pas du tout nostalgique, au contraire. Car notre passé nous sert à construire le futur, ce que sera demain. Ce que les anciens ont fait a jadis permis de réinventer la ville. Pourquoi ne serions-nous pas capable d’en faire autant ? A mes yeux ce prix ô combien symbolique représente ce qu’il y a lieu de faire aujourd’hui pour demain… ». Des mots qui sonnent fort au moment où la ville de Verviers a bien besoin de renouveau, à bien des niveaux…

 F.H.